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Le Nouveau Monde, une ode à la nature sauvage

Un film au savant mélange d’Histoire, de force, d’amour et de nature

Le Nouveau Monde est un film dont j’avais entendu parler à sa sortie, pour je ne sais quelle raison je ne l’ai pas vu, puis j’ai oublié. Il y a peu, au travail, un collègue cinéphile m’a parlé des films de Terrence Malick. Étant donné mon niveau de sensibilité à l’environnement, à la nature, ça devrait me plaire. Voilà comment je me suis retrouvée devant l’histoire de Pocahontas en version film!                                                                                                                                                           Faisons les présentations:

Qui?    Terrence Malick, le scénariste et réalisateur                                                                                                            Colin Farrell, Q’Orianka Kilcher, Christian Bale les acteurs principaux

Quoi?   Film américain, drame/romance

Quand?  Réalisé en 2005, le film est sorti en salle en février 2006

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L’histoire se déroule au début du XVII ème siècle avec le débarquement de navires anglais sur les côtes orientales du continent nord américain, un territoire habité par les Amérindiens. Les Britanniques viennent fonder une colonie qui s’appellera Jamestown. Vous vous en doutez ça ne se fait pas comme ça, on ne débarque pas chez les gens à l’improviste et hop hop hop. Des tensions naissent donc entre les populations indiennes et les colons mais aussi au sein même de l’équipe d’expédition. C’est comme cela que John Smith, alias Colin Farrell, se retrouve chargé d’aller à la rencontre des indigènes, d’établir un contact. Il est capturé, échappe de justesse à la mise à mort grâce à une des filles du chef Powhatan. Pour autant John Smith n’est pas relâché, il vit en semi-liberté dans la tribu. De là, il tombe amoureux de la jolie indienne qui l’a sauvé.                                                                                                                                                                            Je ne vous dévoile pas plus le film, je vous laisserais découvrir vous même.

Au delà de l’aspect historique, la colonisation et ses dérives étant quand même le sujet de ce film, le rapport entretenu entre l’homme et la nature tient une place importante, que l’on ressent bien. On observe également un jeu de dualité assez fort: celle de la rencontre de deux civilisations, que tout oppose; la découverte d’un « nouveau monde » pour les colons où tout leur semble possible alors qu’à l’inverse il s’agit d’une intrusion, d’un pillage pour les populations amérindiennes; une nature comprise et respectée par les indiens dont les colons ne veulent, eux, que tirer profit.

Dans ce film Terrence Malick nous offre une succession de plans magnifiques avec un accord parfait des musiques classiques,  des compositions de James Horner mélangées à du Wagner, du Mozart. La nature est filmée avec une très grande sensibilité, on découvre, on est happé par les images et le souffle du vent, le bruit des animaux de la forêt, celui de l’eau… La narration, qui est une voix féminine, celle de Pocahontas, est apaisante, ses paroles sont représentatives des croyances indiennes, du rapport de ces tribus à la nature.

Viens esprit, aide nous à chanter l’histoire de notre Terre, tu es notre mère, nous, ton champ de maïs. Nous naissons de ton âme.

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Quant à l’amour qui lie John Smith et la fille préférée du chef indien, il est profond et poétique. La façon dont c’est filmé, les musiques qui accompagnent, le très bon jeu des acteurs (Q’Orianka Kilcher est très douée, expressive, douce et d’une beauté naturelle) transmettent vraiment la sensation d’un amour particulier et pur, avec beaucoup de respect. C’est vraiment très beau, mais on ne tombe pas pour autant dans quelque chose de fleur bleue, on n’a pas affaire à une histoire à l’eau de rose. Et c’est tant mieux!

Malgré les scènes de guerre barbares d’action, c’est assez lent mais c’est du Terrence Malick, on connait sa façon de faire et en fait… ça fait du bien la lenteur, de prendre le temps de la contemplation, d’observer cette somptueuse nature. Personnellement, je m’étais préparé ma séance: lumière tamisée, téléphone coupé, une tasse de bon thé. Je n’ai pas vu les 2h15 passer, ça m’a fait du bien de ne me concentrer que sur une chose il faut que j’arrête de faire dix mille choses à la fois, de me laisser transporter par la beauté des images. Le Nouveau Monde est un film que j’ai vraiment beaucoup aimé, il m’a apaisé, touché et émue.

Et vous, vous l’avez vu? Vous allez profiter de ce pont de mai pour le visionner?

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Une réflexion sur “Le Nouveau Monde, une ode à la nature sauvage

  1. traveling brunette dit :

    J’aime beaucoup les premiers films de Terrence Malick (la Balade sauvage et les moissons du ciel), un peu moins les derniers mais le Nouveau Monde, j’avais vraiment adoré, entre autre pour la photographie et la musique classique qui illustre certaines scènes. Il n’a pas eu le succès qu’il méritait à sa sortie c’est vraiment dommage, moi je l’ai vu 2 fois !

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